Essai de la BMW M3 e30 version 215 ch.
La BMW M3 E30 215 ch (commercialisée entre 1989 et 1991) occupe une place charnière dans la lignée de la première M3. Après les premières versions non catalysées de 200 ch et catalysées de 195 ch, cette version 215 ch standardise le catalyseur tout en faisant progresser les performances globales grâce à de subtiles optimisations moteur héritées des séries Evolution
Fiche technique et moteur : Le bloc S14 optimisé
Sous le capot, le 4 cylindres en ligne 2.3 litres 16 soupapes (code S14) reçoit une gestion électronique revue et un taux de compression légèrement modifié pour compenser la présence du pot catalytique : [1, 2]
- Puissance : 215 ch à 6 750 tr/min.
- Couple : 230 Nm à 4 600 tr/min.
- Poids à vide : Environ 1 200 kg.
- Transmission : Propulsion, dotée de la célèbre boîte Getrag inversée (première en bas à gauche, ou dog-leg) couplée à un différentiel autobloquant à 25 %.
- Performances : 0 à 100 km/h abattu en 6,9 secondes et une vitesse maximale de 240 km/h. [1, 2, 3, 4]
Au volant : Une conduite analogique et vivante
L'essai d'une M3 E30 de 215 ch met en lumière ce que les passionnés appellent une véritable "école de pilotage" : [1, 2]
- Le tempérament moteur : Sous les 4 000 tr/min, le moteur se montre très souple et civilisé, bien qu'un peu creux au quotidien. Passé ce cap, le bloc S14 change de visage : il grimpe avec hargne et une sonorité métallique unique jusqu'à sa zone rouge. Par rapport à la version 200 ch d'origine, les 215 ch se traduisent par des relances un peu plus énergiques en haut du compte-tours. [1, 2, 3, 4]
- Un châssis d'une précision chirurgicale : Dépourvue de toute béquille électronique moderne (pas d'antipatinage ni d'ESP), la voiture brille par la légèreté de son train avant et son équilibre parfait. La direction non assistée à basse vitesse s'allège en roulant et renvoie un feeling de la route exceptionnel. [1, 2]
- Le comportement en courbe : Naturellement neutre et équilibrée, la M3 E30 se place au millimètre sur les freins. L'arrière accepte d'enrouler ou de glisser de manière très progressive au rétrographed ou à la réaccélération. C'est une authentique voiture de course homologuée pour la route. [1, 2, 3]
Marché de l'occasion et points de contrôle
La version 215 ch "civile" (produite à un peu plus de 1 500 exemplaires pour le coupé) offre un excellent compromis pour les puristes. Elle est un peu plus vive que les premières versions sans atteindre les prix spéculatifs des séries limitées (Cecotto, Evolution II ou Sport Evolution). [1, 2, 3]
- Ce qu'il faut surveiller : Le moteur S14 exige un entretien méticuleux. Le réglage des pastilles de soupapes (tous les 20 000 km) et le remplacement préventif de la chaîne de distribution (autour des 100 000 km) sont obligatoires. La corrosion peut également toucher les passages de roues, le bac à batterie et les bas de caisse. [1]
- Cote actuelle : Un bel exemplaire de M3 E30 215 ch d'origine avec historique limpide se négocie désormais au-delà de 85 000 € à 100 000 €.
Essai de la bmw M3 e30 Sport évolution.
Cette M3 achetée neuve , en concession par le premier propriétaire, un médecin en 1992 fut ramenée à l'ile de la réunion dans la foulée pour y rester ses 18 premieres années dans la région est de l'ile. Vous aurez remarqué que le véhicule fabriqué entre septembre 1989 et fevrier 1990 resta donc 2 ans en concession sans trouver preneur. Ce médecin s'en serva pendant toutes ces années comme véhicule de tous les jours, pour se rendre a son cabinet entre bras panon et saint benoit.
Il avait deja trouvé sa remplacante, une m3 e92 quand il decida de s'en separer et le 2eme propriétaire actuel l'a depuis 2010. Il s'en est suivi une refection, avec pas mal de travaux afin d'arreter la rouille qui commencait a faire son oeuvre un peu partout. Plusieurs immobilisations plus ou moins longues l'ont fait ressortir plus vaillante tant niveau carrosserie que moteur.
Son histroire est plus longuement détaillée sur le blog rally-legend.skyrock.com ou l'historique des travaux et restauration saura satisfaire les plus curieux.
Sinon, une m3 e30 sport évolution, le graal selon certains passonnés de la marque à l'hélice, a quelque chose de vraiment spécial, attachant et exclusif.
Nous n"allons pas vous détailler les spécificités techniques,performances et autres de la bête qui n'effaieront plus personne de nos jours, tant les véhicules modernes ont fait un bond incroyable dans ces domaines. alors que reste il ?
Un pouvoir de sympathie et de séduction à nul autre pareil,
La BMW M3 E30 Sport Evolution (souvent appelée "Sport Evo" ou "E3") est l'ultime aboutissement et le Graal absolu de la toute première génération de la M3. Produite à seulement 600 exemplaires entre décembre 1989 et mars 1990 pour homologuer la voiture en Groupe A (et contrer la Mercedes 190 E 2.5-16 Evolution II), elle représente la quintessence de la sportive analogique des années 90. [1, 2, 3, 4]
Fiche technique et motorisation
Pour atteindre la limite maximale autorisée par la FIA, BMW Motorsport a poussé le célèbre 4 cylindres en ligne atmosphérique (S14) dans ses derniers retranchements : [1, 2]
- Cylindrée : Portée à 2 467 cm³ (2,5 litres).
- Puissance : 238 ch à 6 750 tr/min.
- Couple : 26,3 mkg (258 Nm) à 4 750 tr/min.
- Poids : Allégé à environ 1 200 kg (grâce à des vitres plus fines et un réservoir de carburant réduit de 7 litres).
- Performances : 0 à 100 km/h en 6,8 secondes et une vitesse de pointe dépassant les 240 km/h. [1, 2]
Aménagements spécifiques de la Sport Evolution
Extérieurement et intérieurement, la Sport Evo se distingue nettement des M3 E30 "standard" ou des versions Evolution précédentes :
- Aérodynamisme actif : Lame avant et aileron arrière tous deux réglables. [1, 2]
- Châssis et caisse : Les passages de roue avant sont légèrement rehaussés de 10 mm pour accepter des pneumatiques plus larges (225/45 ZR 16 de série en France). Certains modèles étaient équipés en option de l'amortissement électronique piloté EDC. [1, 2]
- Teintes exclusives : Exclusivement proposée en deux couleurs non métallisées : noir ou rouge Misano. [1, 2]
- Habitacle : Sièges baquets Recaro SR, ceintures de sécurité rouges, volant, pommeau de levier de vitesse et frein à main recouverts d'Alcantara. [1]
- Boîte de vitesses : Boîte Getrag inversée (première en bas à gauche, dite dog-leg) au guidage ultra-précis et à l'étagement serré. [1, 2]
Au volant : Une machine de pure tradition
L'essai ou la prise en main d'une M3 Sport Evolution rappelle ce qu'était le pilotage sans aucune béquille électronique (pas d'ABS sophistiqué de dernière génération, pas d'ESP, pas de direction assistée excessive) : [1]
- Le moteur : Moins creux à bas régime que les premières 2.3 litres grâce à l'augmentation de cylindrée, le 4 cylindres prend ses tours avec hargne et une sonorité métallique caractéristique.
- Le comportement : Équilibrée à l'extrême, légère et tranchante du train avant, elle demande d'avoir du "toucher de route" et d'inscrire la voiture sur les freins avant de réaccélérer en sortie de courbe. C'est une voiture de course immatriculée pour la route, raide en suspensions et peu insonorisée, mais débordante de caractère
essai de la bmw 320 i e30.
La BMW 320i E30 (produite de 1982 à 1991/1993 selon les carrosseries) représente le plus petit 6 cylindres en ligne de la gamme E30. Positionnée comme un compromis idéal entre le quotidien et l'agrément mécanique des années 80, elle offre l'équilibre classique d'une propulsion à l'ancienne.
Fiche technique et motorisation
Sous le capot se trouve le mélodieux moteur M20B20, un 6 cylindres en ligne atmosphérique alimenté par injection :
- Cylindrée : 1 990 cm³ (2.0 L).
- Puissance : 125 ch (version initiale non catalysée) à 129 ch (version catalysée à partir de 1985/1987 selon les marchés).
- Couple : Environ 170 à 180 Nm.
- Poids à vide : Autour de 1 150 à 1 200 kg (variable selon la carrosserie : berline 2 ou 4 portes, coupé, cabriolet ou break Touring).
- Transmission : Propulsion avec boîte manuelle à 5 rapports (ou boîte automatique à 4 rapports). En France, la législation fiscale a parfois imposé un pont plus long qui atténue un peu les relances.
- Performances : 0 à 100 km/h en environ 10 secondes pour une vitesse maximale approchant les 195-200 km/h.
Au volant : La douceur du 6 cylindres
L'essai de la 320i E30 séduit davantage par sa philosophie de conduite et sa noblesse mécanicienne que par des performances pures :
- La mélodie : Même s'il manque de coffre à très bas régime par rapport au grand frère 325i, le 6 cylindres M20 offre une douceur soyeuse et une sonorité métallique typique et très plaisante lorsqu'on le fait monter dans les tours.
- Comportement routier : L'E30 brille par sa légèreté, sa direction communicative (plus ou moins démultipliée selon les versions) et son équilibre intuitif. Les suspensions d'origine sont plutôt fermes, offrant un bon compromis sans être trop typées piste. L'arrière peut se montrer joueur sous la pluie ou lors d'un lever de pied, mais reste parfaitement maîtrisable.
- Vie à bord : Position de conduite idéale avec la fameuse console centrale orientée vers le conducteur, ergonomie exemplaire mais espace arrière et coffre (surtout la malle) comptés selon les standards actuels.
Points à surveiller en occasion
- La rouille : Ennemi numéro un des E30. Inspectez les passages de roue, les bas de caisse, le bac à batterie et le bas de la baie de pare-brise.
- Le système de refroidissement et la distribution : La courroie de distribution du bloc M20 doit être changée rigoureusement tous les 4 ans ou 40 000 - 60 000 km, et le circuit de refroidissement (pompe à eau, calorstat, radiateur) doit être irréprochable pour éviter les surchauffes.
- L'intérieur : Surveillez l'état du tableau de bord (qui peut se fissurer sous l'effet du soleil) et l'usure des bourrelets de sièges
essai bmw M3 e36 3.2 l.
La BMW M3 E36 3.2L (produite de 1995 à 1999) représente l'aboutissement de la seconde génération de la M3, surnommée à sa sortie « la tueuse de Porsche ». Elle transcende la déjà très performante version 3.0L grâce à une motorisation profondément modernisée et un châssis assagi. [1, 2, 3, 4]
Fiche technique et motorisation (S50B32)
- Moteur : 6 cylindres en ligne atmosphérique (S50B32) de 3 201 cm³ avec double Vanos continu (admission et échappement).
- Puissance : 321 ch à 7 400 tr/min (dpassant pour la première fois le seuil des 100 ch/litre).
- Couple : 350 Nm dès 3 250 tr/min.
- Transmission : Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports (Getrag) ou boîte séquentielle SMG à simple embrayage en option.
- Poids à vide : Environ 1 440 kg (légèrement plus légère que la 3.0L grâce à des modifications et l'utilisation de portes en aluminium sur les premiers millésimes).
- Performances : 0 à 100 km/h en 5,4 secondes et une vitesse maximale autolimitée à 250 km/h (pouvant dépasser 268 km/h débridée).
Évolutions majeures par rapport à la 3.0L
- Le Double Vanos : Il lisse la courbe de puissance, offre un remplissage bien plus généreux à bas et mi-régimes et donne au bloc une hargne continue jusqu'au rupteur.
- Châssis et trains roulants : La direction est plus directe (ratio réduit) et la monte pneumatique devient asymétrique (plus large à l'arrière : 245/40 R17 contre 225/45 R17 à l'avant) afin de contrer le caractère parfois trop survireur de la 3.0L.
- Détails esthétiques : Clignotants blancs à l'avant, feux arrière rouges et blancs, calandre aux haricots plus proéminente, et jantes style « Contour » ou « Double Spoke » spécifiques.
Au volant : Une GT sportive et charismatique
- Le moteur : Souple et immédiatement réactif grâce au couple supplémentaire, il prend des tours avec une voracité mécanique impressionnante. La sonorité métallique du 6 cylindres en ligne BMW à pleine charge reste l'une des signatures les plus envoûtantes de la marque.
- Le comportement : Plus prévenante et homogène que la 3.0L, la 3.2L enroule les virages avec un train avant incisif. Sans filtre électronique intrusif (seul l'ABS est présent), elle demande un vrai « toucher de volant » et s'apprécie autant sur un tracé sinueux qu'en voyage rapide sur autoroute. ]
- Freinage : Les disques ventilés montés sur bol apportent un vrai plus en endurance, même s'il convient de garder à l'esprit le poids de l'auto lors de sessions intenses sur circuit.
Points à surveiller en occasion
- Les coussinets de bielle : Véritable point névralgique du S50B32, ils s'usent prématurément et doivent être remplacés de manière préventive (généralement tous les 80 000 à 100 000 km).
- Le Double Vanos : Ses électrovannes et joints peuvent montrer des signes de fatigue (perte de couple à bas régimes, bruits de diesel à froid). Une réfection par un spécialiste est souvent nécessaire.
- La boîte SMG : Les premières générations de boîtes robotisées SMG sont complexes et sujettes à des pannes hydrauliques onéreuses (beaucoup d'exemplaires ont d'ailleurs été convertis en boîte manuelle classique).
- Entretien et historique : Fuyez les modèles au suivi négligé ; le respect scrupuleux des temps de chauffe et des vidanges avec de l'huile spécifique est impératif.
Essai de la BMW 323 i e21
La BMW 323i E21 (produite de 1977 à 1982) est le modèle iconique qui a inauguré la lignée des coupés sportifs compacts de la marque en recevant le tout premier moteur six cylindres en ligne dans une Série 3. [1]
Fiche technique et motorisation
Sous le capot se trouve le bloc M20 atmosphérique à injection mécanique Bosch K-Jetronic :
- Cylindrée : 2 315 cm³ (2.3 L).
- Puissance : 143 ch à 6 000 tr/min.
- Couple : 190 Nm à 4 500 tr/min.
- Poids à vide : Environ 1 135 kg.
- Transmission : Propulsion, dotée de série d'une boîte manuelle à 4 rapports (ou de la boîte 5 rapports / autobloquant en option). Elle se distingue visuellement par sa double sortie d'échappement caractéristique.
- Performances : 0 à 100 km/h en 8,7 secondes pour une vitesse de pointe de 199 km/h.
Au volant : L'ADN du six cylindres pionnier
L'essai d'une 323i E21 révèle le charme brut des sportives allemandes de la fin des années 70 :
- Le moteur : Souple, mélodieux et plein de vie, il offre une sonorité de six cylindres noble et feutrée qui monte avec entrain jusqu'à la zone rouge, ridiculisant à l'époque nombre de concurrentes à quatre cylindres (comme la Golf GTI).
- Position et ergonomie : La planche de bord est résolument tournée vers le conducteur, une signature BMW qui place immédiatement dans une ambiance typée course et sérieuse.
- Comportement routier : Légère et équilibrée, elle fait preuve d'un bel entrain sur petites routes de campagne, même si le train arrière peut se montrer joueur sur chaussée humide (surtout sans l'autobloquant optionnel). Le compromis de suspension privilégie l'efficacité tout en restant tolérant.
Points à surveiller et budget en occasion
- La rouille : C'est le point noir de l'E21. Inspectez rigoureusement les planchers, les bas de caisse, le fond du coffre et les passages de roues.
- Entretien mécanique : La courroie de distribution du bloc M20 doit être remplacée tous les 4 ans ou 70 000 km maximum. Attention aux fuites au niveau des joints de queue de soupapes.
- Cote : Devenue rare et très recherchée dans sa version 6 cylindres 323i, un exemplaire sain et bien entretenu se négocie généralement entre 20 000 € et 25 000 € (voire plus pour des modèles entièrement restaurés ou dotés de préparations d'époque comme Alpina