essai de la super 5 gt turbo
essai de la r5 alpine turbo
La Renault 5 Alpine Turbo d'Olivier Robert, membre passionné du club Rally-Legend Réunion, est une véritable célébrité locale à l'Île de la Réunion. Cette authentique survivante de plus de 40 ans a d'ailleurs eu les honneurs d'un reportage télévisé sur Antenne Réunion, célébrant son âme mécanique et son histoire unique.
La particularité de "La Turbo Péi"
Surnommée affectueusement par les passionnés locaux la "Turbo péi", la voiture d'Olivier Robert s'éloigne volontairement de la stricte configuration d'origine sortie d'usine, ce qui fait tout son charme et sa personnalité :
- Un look "gros bras" : Elle a reçu une personnalisation esthétique majeure avec un kit carrosserie façon R5 Turbo de couleur gris galaxie (évoquant les ailes larges et les écopes des monstres à moteur central arrière).
- Des détails spécifiques : Elle arbore des jantes modifiées et s'affranchit des liserés et autocollants "Turbo" hachurés typiques des modèles d'origine.
Fiche technique de base (Moteur Cléon-Fonte)
Sous sa robe modifiée, elle conserve la recette mécanique emblématique qui a fait de la R5 Alpine Turbo la pionnière du "coup de pied au cul" de la régie Renault au début des années 80 :
- Moteur : 4 cylindres en ligne 1 397 cm³ atmosphérique à culasse hémisphérique, transfiguré par l'ajout d'un turbocompresseur Garrett T3 soufflant à travers un carburateur Weber.
- Puissance : 110 ch à 6 000 tr/min.
- Poids plume : Environ 870 kg à vide.
- Performances d'époque : Un 0 à 100 km/h expédié en 9,1 secondes et une vitesse de pointe de 185 km/h.
Sensations à l'essai : Une voiture qui a une âme
Conduire cet exemplaire sur les routes réunionnaises offre une expérience sensorielle brute :
- L'ambiance sous le capot : L'agencement d'époque contraste radicalement avec le lissage des compartiments moteurs modernes. Tout est concentré à l'ancienne, le carburateur Weber côtoyant le turbo dans une proximité mécanique fascinante qui dégage une odeur d'essence et d'huile chaude indissociable des youngtimers.
- Le tempérament routier : Avec son empattement court et l'absence totale d'assistances électroniques, l'auto demande de l'attention. Une fois le temps de réponse du turbo dépassé, la poussée arrive d'un coup et tracte fermement le train avant. C'est une voiture vivante, nerveuse et sonore qui adore enrouler les virages serrés
essai de la r5 turbo 2 type 8221 (200 ex)
La Renault 5 Turbo 2 type 8221 (ou "Turbo 2 Évolution") est l'une des déclinaisons les plus secrètes et fascinantes de l'histoire de la régie Renault. Produite à seulement 200 exemplaires entre la fin de l'année 1984 et 1985, cette série ultra-limitée n'a pas été créée pour répondre à une demande des acheteurs, mais pour une unique obligation technique : servir de base d'homologation sportive en Groupe B pour la monstrueuse Maxi 5 Turbo.
La fiche technique : La magie du changement de cylindrée
Visuellement identique à n'importe quelle Turbo 2 de série, le type 8221 cache toutes ses spécificités sous sa robe en polyester et en tôle.
CaractéristiqueSpécification de la R5 Turbo 2 (Type 8221)Moteur4 cylindres en ligne longitudinal central arrière (Code C7K-A7)Cylindrée1 432 cm³ (au lieu des 1 397 cm³ habituels)AlimentationInjection mécanique Bosch K-Jetronic + Turbo Garrett T3Puissance160 ch à 6 000 tr/min (officielle) / Évaluée officieusement autour de 170-180 chCouple221 Nm dès 3 250 tr/minTransmissionPropulsion, boîte manuelle à 5 rapportsPoids à videEnviron 970 à 1 050 kgPerformances0 à 100 km/h en 7,6 s ; 1 000 m départ arrêté en 28,5 s ; Vmax : 202 km/h
L'astuce réglementaire : En augmentant la course du vilebrequin pour faire grimper la cylindrée à 1 432 cm³, Renault a permis à la Maxi 5 Turbo de dépasser la barrière des 2 litres en équivalence turbo (coefficient multiplicateur de 1,4 par la FIA). Cela a permis à la version de course de chausser des pneus arrière beaucoup plus larges, une nécessité absolue face à la cavalerie des quatre roues motrices de l'époque.
Les détails exclusifs de la version "8221"
Pour l'œil non initié, rien ne la distingue d'une autre Turbo 2. Pourtant, en dehors de son bloc moteur spécifique, elle possède des détails recherchés :
- Le retour du toit en aluminium : Alors que les Turbo 2 standards avaient abandonné l'aluminium pour de la tôle d'acier classique afin de réduire les coûts, le type 8221 réadopte le pavillon en aluminium riveté de la première R5 Turbo, idéal pour abaisser le centre de gravité.
- Pièces moteur uniques : Presque toutes les pièces du bloc diffèrent d'une T2 classique (vilebrequin à course allongée, culasse, joints spécifiques, tarage de la wastegate du turbo).
- Habitacle : Il reste fidèle aux standards de la Turbo 2, arborant le volant et le tableau de bord de la R5 Alpine Turbo couplés aux célèbres sièges "Tulipe".
Au volant : Sensations pures et effet "ON / OFF"
Faire l'essai d'une R5 Turbo 2 type 8221 sur route est un bond temporel dans le pilotage des youngtimers turbocompressés :
- La conduite "à l'ancienne" : Sous les 3 500 à 4 000 tr/min, le moteur se montre plutôt creux, voire apathique au quotidien ou en ville. Mais dès que le turbo Garrett se charge à 0,8 bar, la puissance déboule d'un coup. C'est le comportement typiquement ON/OFF des années 80.
- Un comportement vivant : Courte et agile, la voiture pivote sur demande. La direction est communicative mais la boîte de vitesses à 5 rapports s'avère parfois rugueuse et manque de précision lors des passages à la volée. Le freinage (4 disques ventilés) reste correct mais demande une bonne pression sur la pédale.
Le marché de la collection
La légende raconte que Renault a écoulé ces 200 exemplaires discrètement dans le flot des commandes de Turbo 2 classiques, sans forcément informer les clients de la spécificité mécanique sous le capot. Aujourd'hui, avec seulement 200 unités au monde, c'est une perle rare. Un bel exemplaire d'origine certifié par sa plaque d'identification se négocie autour de 120 000 € à 150 000 €
essai de la r21 turbo 2L
La Renault 21 2 Litres Turbo (lancée en juin 1987) est souvent qualifiée par les passionnés de « M3 française » des années 80. Conçue pour rivaliser avec les redoutables berlines sportives allemandes (BMW M3 E30, Mercedes 190 2.3-16), elle conjugue le confort feutré d'une grande routière et le coup de pied au cul d'une mécanique turbocompressée sans filtre.
Fiche technique et motorisation
Sous le capot se trouve l'un des meilleurs moteurs turbocompressés jamais produits par la marque au losange :
- Moteur : 4 cylindres en ligne (bloc J7R de 1 995 cm³) fabriqué à Douvrin, tout en alliage léger, doté d'une gestion électronique intégrale novatrice pour l'époque.
- Suralimentation : Turbocompresseur Garrett T3 (soufflant d'origine à environ 0,9 bar).
- Puissance : 175 ch à 5 200 tr/min (ramenée à 162 ch sur les versions catalysées à partir de 1993).
- Couple : 270 Nm (27,5 mkg) disponible dès 3 000 tr/min.
- Transmission : Traction avant (avec une variante à 4 roues motrices Quadra introduite en octobre 1990), boîte manuelle à 5 rapports.
- Poids à vide : 1 190 kg (Phase 1) à 1 215 kg / 1 345 kg (Quadra).
- Performances : 0 à 100 km/h en 7,4 à 7,5 secondes, 1 000 m départ arrêté en 28,5 s, et une vitesse de pointe de 227 km/h (jusqu'à 246-250 km/h sur des records homologués sur glace).
Design et deux visages (Phase 1 vs Phase 2)
- Phase 1 (1987-1989) : Plus radicale et anguleuse, elle se démarque par son bouclier avant percé de deux écopes pour refroidir les freins, ses jantes "turbine" de 15 pouces, ses bas de caisse enveloppants, son béquet intégré à la malle arrière et le logo 2L turbo ABS.
- Phase 2 (à partir de 1989) : Un style assagi et modernisé avec des jantes, des feux lissés et une planche de bord entièrement redessinée adoptant des plastiques moussés de meilleure qualité que la planche de bord un peu austère et dure de la Phase 1.
- L'habitacle : Typique des berlines familiales généreuses (4,50 m de long), elle offre d'immenses sièges baquets enveloppants en velours (ou cuir en option), un volant sport 3 branches en cuir, un ordinateur de bord et un indicateur de pression du turbo à la place de la jauge à essence. Elle fut également célèbre pour son utilisation par la Gendarmerie Nationale au sein des Brigades Rapides d'Intervention (BRI).
Au volant : Le soufflet du turbo et le tempérament de l'époque
Conduire une R21 Turbo aujourd'hui offre une saveur mécanique totalement disparue des sportives modernes :
- Le caractère moteur : Sous 3 000 tr/min, le moteur reste relativement creux et sage. Mais dès que l'aiguille du compte-tours franchise ce cap, le turbo Garrett se réveille brutalement. La poussée est forte, franche et très amusante, imposant de tenir fermement le volant.
- Le comportement dynamique : Bien suspendue et plus souple que ses rivales germaniques, elle prend un léger roulis en appui mais se montre impériale et sereine dans les grandes courbes rapides. En conduite virile sur route sinueuse ou chaussée humide, il faut faire attention aux débordements de puissance sur le train avant (effets de couple dans la direction) et à sa tendance sous-vireuse quand on atteint les limites.
- Le freinage : Équipé de disques ventilés à l'avant (285 mm) et de série avec l'ABS, il fait le travail, bien que le système antiblocage puisse se montrer un peu capricieux sur les routes bosselées.
Fiabilité et marché de la collection
- Points faibles : La consommation en usage dynamique est élevée (facilement plus de 11 L/100 km en ville ou en tirant dedans), la direction se montre un peu lourde, et la rareté des pièces spécifiques (carrosserie, face avant, feux et joints propres à la version turbo) devient un vrai casse-tête pour les restaurateurs.
- Cote actuelle : Devenue un youngtimer extrêmement recherché et de plus en plus rare dans un état d'origine non modifié, une R21 2L Turbo propre s'échange aujourd'hui bien au-delà de ses anciennes cotes basses des années 2012 (où elle valait à peine 4 000 €), grimpant souvent entre 10 000 € et 18 000 € (voire plus pour des exemplaires irréprochables ou des versions rares comme la Quadra)
essai de la R11 turbo
La Renault 11 Turbo (produite de 1984 à 1989) est la réponse de la Régie Renault à la Volkswagen Golf GTI. Moins radicale d'apparence que sa petite sœur la Super 5 GT Turbo, la "Ronze" Turbo propose une recette typiquement eighties : une carrosserie de compacte familiale bicorps transfigurée par un moteur turbocompressé à l'ancienne.
Fiches techniques : Les deux phases de la "Ronze"
La R11 Turbo a connu deux configurations mécaniques au cours de sa carrière :
Caractéristique Phase 1 (1984–1986) Phase 2 (1986–1989)
Moteur 4yl. 1,4 L Cléon-Fonte (C1J-Turbo) 4 cyl. 1,4 L Cléon-Fonte (C1J-Turbo)
Suralimentation Turbo Garrett T2 (refroidi par air) Turbo Garrett T2 (refroidi par eau)
Alimentation Carburateur simple corps Solex Carburateur simple corps Solex
Puissance 105 ch à 5 500 tr/min 115 ch à 5 750 tr/min
Couple 162 Nm à 2 500 tr/min 165 Nm à 3 000 tr/min
Poids à vide 915 kg 905 kg
0 à 100 km/h 9,0 secondes 8,5 secondes
Vitesse maximale 186 km/h 193 km/h
Design et Intérieur : Le charme des années 80
- Look extérieur : La Phase 1 se reconnaît immédiatement à sa face avant agressive à quatre phares carrés et ses fins liserés rouges. La Phase 2 adopte un style plus aérodynamique avec des optiques monoblocs trapézoïdaux alignés sur la calandre.
- Vie à bord : On retrouve les fameux "sièges pétales" enveloppants hérités des R5 Turbo, qui offrent un confort exceptionnel et un excellent maintien. Le tableau de bord rectiligne est typique de l'époque avec un manomètre de pression de turbo bien visible. L'équipement de série est généreux pour les versions haut de gamme (vitres électriques, fermeture centralisée, antibrouillards).
Au volant : Un "coup de pied" feutré
L'essai d'une R11 Turbo offre des sensations mécaniques pures et directes :
- Le tempérament moteur : Sous 3 000 tr/min, le vieux moteur Cléon-Fonte se comporte comme une mécanique de grande série, calme et souple. Passé ce cap, le turbo Garrett se charge et délivre le fameux effet "coup de pied au cul". Bien que 105 ou 115 ch puissent sembler modestes aujourd'hui, le poids plume sous la barre de la tonne rend l'auto particulièrement alerte et vive dans ses relances.
- Comportement dynamique : Équipée d'un train arrière à 4 barres de torsion (similaire à la Super 5 GT Turbo), la R11 Turbo brille par une stabilité impériale à haute vitesse et un train avant plutôt précis. Elle se montre beaucoup plus confortable et moins fatigante sur longs trajets que la rugueuse R5.
- Motricité et freinage : Sur chaussée humide, le couple du turbo a tendance à faire saturer le train avant. Côté freinage, préférez la Phase 2 qui adopte 4 freins à disque (ventilés à l'avant), là où la Phase 1 se contente de tambours à l'arrière.
essai de la R19 16s
La Renault 19 16S (commercialisée de 1990 à 1995) est la toute première compacte de Renault à adopter une culasse à 16 soupapes. Lancée pour concurrencer les reines de la catégorie (Golf GTI, Peugeot 309 GTI), elle misait sur une approche plus bourgeoise et sage, surnommée à l'époque la « rage tranquille des 90's ».
Fiche technique et motorisation
Sous son capot se trouve l'ancêtre du célèbre moteur des Clio Williams (le bloc F de Renault) :
- Moteur : 4 cylindres en ligne 1,8 litre (F16i / F16ie) à 16 soupapes, atmosphérique.
- Puissance : 140 ch à 6 500 tr/min (version non catalysée) ou 137 ch (version catalysée à partir de l'automne 1990, identifiable par sa petite prise d'air de type NACA sur le capot).
- Couple : 165 Nm (ou 16,4 mkg) à 4 250 tr/min.
- Poids à vide : Environ 1 100 kg (selon les carrosseries : 3 portes, 5 portes, berline Chamade à coffre, et l'élégant Cabriolet).
- Transmission : Traction avant avec boîte manuelle à 5 rapports.
- Performances : 0 à 100 km/h en 8,2 à 8,4 secondes, 1 000 m départ arrêté en 29,6 secondes et une vitesse de pointe de 215 km/h.
Design et panoplie spécifique
- Extérieur : Plus agressive que la R19 standard mais restant discrète (sleeper), elle se distingue par des boucliers avant et arrière spécifiques, des jupes latérales, un becquet de hayon, un double optique avant intégrant des longue-portée, et la fameuse « râpe à fromage » décorative sur la malle arrière. Le cabriolet bénéficie en plus d'une calandre ouverte spécifique.
- À bord : Sellerie spécifique avec des sièges baquets enveloppants offrant un très bon maintien, combiné d'instruments complet et habitabilité préservée. L'équipement de série restait toutefois minimaliste au lancement pour garder un prix d'appel agressif (environ 107 500 francs en 1990).
Au volant : Un châssis impérial, un moteur qui veut des tours
- Le comportement dynamique (le point fort absolu) : La R19 16S place la barre très haut en matière de liaisons au sol. Son train avant est d'une précision redoutable et la motricité est quasi impossible à mettre en défaut. Très saine et sécurisante, elle colle à la route avec une efficacité chirurgicale, au prix d'un tempérament un peu trop sage ou sous-vireur pour ceux qui cherchent un arrière baladeur. [1, 2, 3, 4, 5]
- Le tempérament moteur : Contrairement aux moteurs turbocompressés de l'époque qui donnaient un coup de pied brutal, le 1.8L 16S est creux à bas régime (en dessous de 4 000 tr/min). Il faut aller le chercher bien haut dans les tours (jusqu'à 6 900 - 7 100 tr/min) pour libérer sa hargne et sa jolie sonorité.
- Polyvalence : Bonne insonorisation et confort surprenant pour une sportive de l'époque en font une compagne tout à fait utilisable au quotidien.
Points à surveiller et budget en occasion
- La rouille : C'est le point critique à examiner. Inspectez soigneusement les passages de roue arrière, les bas de caisse, le plancher et les ancrages de suspension.
- La mécanique et les swaps : Beaucoup de blocs F16 ont été prélevés par des amateurs pour être montés dans des Clio 16S ou des autos de rallye. Vérifiez la conformité du moteur, l'état de l'embrayage et l'absence de consommation excessive d'huile. L'électronique et le système ABS (sur les modèles équipés) peuvent aussi vieillir difficilement.
- Cote actuelle : Devenue une youngtimer recherchée pour rouler différemment des sportives modernes aseptisées, un bel exemplaire propre se négocie aujourd'hui à partir de 5 000 € à 10 000 €+ selon l'état, les versions cabriolet ou les modèles entièrement d'origine se faisant de plus en plus rares.
essai de la clio williams
La Renault Clio Williams (produite de 1993 à 1996) est l’icône absolue des bombinettes des années 90. Née de la collaboration entre Renault Sport et l'écurie de Formule 1 Williams, elle a d'abord été conçue à des fins d'homologation en rallye (Groupe A et F2000) avant de devenir un mythe routier. Face au succès, la Régie a largement dépassé les 3 800 exemplaires initialement prévus pour atteindre un total de 12 100 unités (réparties entre la Phase 1 numérotée et la Phase 2)
Fiche technique : L'étalon or du 2.0 litres atmosphérique
Sous son capot bombé muni d'une prise d'air spécifique, la Williams abandonne le 1.8L de la Clio 16S au profit d'un bloc réalésé de cylindrée supérieure : [1, 2, 3]
- Moteur : 4 cylindres en ligne 2.0 litres atmosphérique, 16 soupapes (Code F7R).
- Puissance : 150 ch à 6 100 tr/min.
- Couple : 175 Nm à 4 500 tr/min (avec 85 % de la valeur disponible dès 2 500 tr/min, offrant une excellente souplesse).
- Poids plume : Seulement 990 kg sur la balance.
- Transmission : Traction avant, boîte manuelle à 5 rapports (type JC5 renforcée).
- Performances : 0 à 100 km/h en 7,8 secondes, 1 000 m départ arrêté en 29 secondes et 216 km/h en pointe.
Une panoplie esthétique unique
La Williams ne laisse aucune place au doute dans sa configuration d'usine :
- La robe : Une teinte unique Bleu Sport métallisé (code 449) associée à de sublimes jantes alliage Speedline dorées à bord poli de 15 pouces.
- L'habitacle : Une ambiance résolument sportive caractérisée par des sièges baquets en velours gris empruntés à la R19 16S, floqués du logo Williams bleu. Le bleu se décline partout : sur les fonds de compteurs de l'instrumentation (qui comprend la pression, température et niveau d'huile), la moquette de sol et le pommeau de levier de vitesses.
- La plaque : La très recherchée Phase 1 (1993) arbore une plaque en laiton numérotée gravée sur la console centrale, absente de la Phase 2 standard.
Au volant : Sensations pures et efficacité chirurgicale
L'essai routier d'une Clio Williams met en exergue le savoir-faire de Renault Sport en matière de liaisons au sol :
- Un train avant rivé au sol : Reprenant le train avant élargi de la Clio Cup de circuit (+34 mm par rapport à la 16S), la Williams offre un pouvoir directionnel incroyable. La direction (assistée) est ultra-directe et communicative.
- Le tempérament du bloc F7R : Bien que linéaire, ce moteur atmosphérique brille par son élasticité. Très souple à bas régime, il délivre sa rage mécanique passés les 4 000 tr/min jusqu'à son rupteur à 6 500 tr/min. La boîte de vitesses au débattement court permet de le cravater avec bonheur.
- L'équilibre dynamique : Dépourvue de toute béquille électronique (pas d'ABS, pas d'ESP), elle se pilote "à l'ancienne". Moins piégeuse qu'une Peugeot 205 GTI au lâcher de gaz, son train arrière reste mobile mais progressif, permettant de placer la voiture au millimètre en entrée de courbe.
- Le point faible : En conduite intensive, l'endurance et le mordant du freinage (disques de 259 mm à l'avant) s'avèrent un peu sous-dimensionnés face à l'efficacité globale du châssis.
Fiabilité et marché de la collection
- Ce qu'il faut surveiller : Le moteur F7R est robuste si les temps de chauffe ont été respectés. La corrosion reste la maladie numéro un (ailes arrière, bas de caisse, passages de roues). Attention également aux boîtes de vitesses fatiguées.
- Cote actuelle : Victime d'une spéculation intense sur le marché des youngtimers, les prix se sont envolés. Un bel exemplaire de Phase 2 se négocie entre 25 000 € et 32 000 €, tandis qu'une authentique Phase 1 numérotée en état concours peut grimper au-delà de 40 000 €
essai de la R8 gordini
La Renault 8 Gordini (lancée en 1964 et surnommée affectueusement la « Gorde ») est l'ancêtre fondateur de la sportive populaire à la française. Conçue par le célèbre préparateur italien Amédée Gordini (surnommé « le sorcier ») sur la base de la sage R8, elle a démocratisé la course automobile grâce à sa célèbre Coupe Gordini.
Fiche technique : Les deux versions de légende
La R8 Gordini a connu deux grandes étapes d'évolution mécanique
Caractéristique R8 Gordini 1100 (Type R1134, 1964-1966) R8 Gordini 1300 (Type R1135, 1966-1970)
Moteur 4 cyl. en ligne 1 108 cm³ (Cléon-Fonte) 4 cyl. en ligne 1 255 cm³ (Cléon-Fonte)
Alimentation 2 carburateurs Solex double corps 2 carburateurs Weber 40 DCOE
Puissance 77,5 ch DIN (95 ch SAE) à 6 500 tr/min 88 ch DIN (103 ch SAE) à 6 750 tr/min
Couple 87 Nm à 4 000 tr/min 108 Nm à 5 000 tr/min
Transmission Propulsion, boîte manuelle à 4 rapports Propulsion, boîte manuelle à 5 rapports
Poids à vide 934 kg 850 kg
Performances 0 à 100 km/h en 13,1 s / Vmax : 168 km/h 0 à 100 km/h en 11,0 s / Vmax : 175 km/h
Une panoplie esthétique inoubliable
- La robe : Toujours peinte dans l'emblématique teinte Bleu de France (code 418) traversée par deux bandes blanches autocollantes longitudinales. La version 1300 se distingue immédiatement à l'avant par ses quatre projecteurs ronds (deux grands et deux plus petits au centre).
- À bord : Un poste de pilotage sportif et minimaliste avec un volant spécifique à trois branches ajourées, des sièges baquets d'époque et un tableau de bord enrichi d'un manomètre de pression d'huile et d'un compte-tours.
- Architecture technique : Moteur installé en porte-à-faux arrière (propulsion), quatre roues indépendantes dotées de double amortisseurs à l'arrière pour stabiliser le train, et de série quatre freins à disque (une vraie révolution de grande série à l'époque).
Au volant : Sensations brutes et pilotage « tout à l'arrière »
- Le tempérament moteur : Loin de la linéarité moderne, le bloc Cléon préparé par Gordini demande à être cravaté dans les tours. Bruyant, vivant et rageur, il offre des sensations mécaniques pures accompagnées du chant des carburateurs double corps.
- Le comportement dynamique (délicat et formateur) : Avec son moteur lourd situé tout à l'arrière, la R8 Gordini possède un équilibre très particulier. Le train avant a tendance à s'alléger à l'accélération. En conduite sportive, elle exige du doigté et du contre-braquage : l'arrière peut se montrer très enjoué (voire piégeur au lever de pied), faisant de chaque virage une vraie école de pilotage.
- La Coupe Gordini : C'est elle qui a forgé le mythe. En réunissant des pilotes sur des autos rigoureusement identiques, elle a révélé des champions (comme Jean-Pierre Jabouille ou Gérard Larrousse) et ancré la voiture dans la culture populaire française.
Budget et collection aujourd'hui
- Points de vigilance : La rouille est l'ennemie jurée de la caisse (bas de caisse, passages de roue, bacs à batterie). Attention aux faux clones (répliques réalisées à partir de simples R8 Major).
- Cote actuelle : Devenue un véritable trésor de collection et un investissement youngtimer/collection, une R8 Gordini authentique se négocie aujourd'hui généralement entre 40 000 € et plus de 60 000 € selon qu'il s'agisse d'une 1100 ou d'une convoitée 1300 en état concours (voire davantage pour les modèles ayant un historique en compétition).