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Opel - Rally-Legend Réunion

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essai de la opel kadett gsi 16 v
essai opel kadett gsi 16v
L'Opel Kadett E GSi 16v (produite de 1987 à 1991) est la réponse musclée d'Opel à la guerre des hot-hatches de la fin des années 1980. Connue sous le nom de « cavalerie teutonne », elle associe une aérodynamique de pointe à un moteur d'exception conçu avec l'aide de Cosworth
Fiche technique et motorisation
Sous son capot bosselé se cache le célèbre bloc 20XE (puis C20XE avec catalyseur) :
  • Moteur : 4 cylindres en ligne 2.0 litres atmosphérique à 16 soupapes avec culasse Cosworth et injection Bosch Motronic.
  • Puissance : 156 ch (version non catalysée) ou 150 ch (version catalysée) à 6 000 tr/min.
  • Couple : 203 Nm (ou 196 Nm catalysée) à 4 800 tr/min.
  • Poids à vide : Plumé à environ 1 010 kg (ce qui lui offre un rapport poids/puissance redoutable pour l'époque).
  • Transmission : Traction avant avec boîte manuelle à 5 rapports.
  • Performances : 0 à 100 km/h abattu en 8,1 secondes (voire moins de 8s selon les tests) et une vitesse maximale de 217 km/h.

Design et intérieur : Le style 80s assumé
  • Aérodynamisme : Avec un Cx de 0,30, la Kadett GSi était l'une des compactes les plus aérodynamiques de sa génération, reconnaissable à ses jupes spécifiques, ses feux arrière assombris reliés par un bandeau, son béquet et sa double sortie d'échappement carrée.
  • L'habitacle : Elle se démarque par son tableau de bord à affichage digital (LCD) très futuriste pour l'époque (mais parfois jugé peu lisible et imprécis), ses sièges baquets enveloppants au maintien remarquable et une position de conduite basse.

Au volant : Un moteur extraordinaire, un châssis débordé
L'essai d'une GSi 16v oppose deux mondes : la magie mécanique du moteur et les limites du train avant :
  • Le tempérament moteur : C'est le point d'orgue de l'auto. Contrairement à beaucoup de multisoupapes creux de l'époque, le 2.0L fait preuve d'une souplesse étonnante en bas tout en devenant particulièrement teigneux, rageur et très alègre lorsqu'on le pousse dans les hauts régimes.
  • Comportement et motricité : La légèreté de la voiture et la rage du moteur font des merveilles en accélération (elle atomisait de nombreuses rivales en ligne droite), mais le châssis et le train avant sont rapidement débordés par la cavalerie. En conduite très sportive sur route sinueuse, la motricité peine à faire passer les chevaux au sol et la voiture réclame du soin, avec un train arrière qui peut se montrer mobile.
  • Freinage : Souvent pointé du doigt sur les versions GSi de base, le freinage a été amélioré sur la 16v (disques ventilés à l'avant, et parfois disques à l'arrière selon les options ou l'ABS), mais reste juste en usage circuit intensif.

Points à surveiller et budget en occasion
  • La rouille : C'est le fléau absolu des Opel des années 80. Inspectez soigneusement les bas de caisse, les passages de roues, les soubassements et le contour des arches.
  • Le tableau de bord digital : Les pannes d'affichage ou de faisceau sur le combiné numérique sont très fréquentes et parfois difficiles à réparer électroniquement.
  • Cote actuelle : Devenue une youngtimer très recherchée par les amateurs de bombinettes des 80's-90's, un bel exemplaire sain et d'origine se négocie généralement entre 10 000 € et 15 000 € (voire plus pour des versions rares type Champion Edition ou très peu kilométrées).

essai
essai de la opel corsa gsi
essai opel corsa gsi
L'Opel Corsa A GSi, commercialisée à partir de 1987, est la toute première citadine sportive de la marque. Conçue pour contrer les reines de la catégorie comme la Peugeot 205 GTI et la Renault 5 GT Turbo, elle misait sur une recette typique de l'époque : un poids plume, un moteur rageur et un prix de vente ultra-compétitif fixé à l'époque à 75 000 francs.
Fiche technique et motorisation
Sous sa carrosserie très géométrique aux ailes carrées, Opel a logé un excellent moteur atmosphérique à injection :]
  • Moteur : 4 cylindres en ligne 1,6 litre (code E16SE) avec injection Bosch L-Jetronic.
  • Puissance : 100 ch à 5 600 tr/min.
  • Couple : 132 Nm dès 3 400 tr/min.
  • Poids à vide : Seulement 840 kg (ce qui donne un rapport poids/puissance de 8,4 kg/ch).
  • Transmission : Traction avant avec une boîte manuelle à 5 rapports courts.
  • Performances : 0 à 100 km/h abattu en 8,9 secondes et une vitesse de pointe de 189 km/h.

Design et ambiance intérieure : La panoplie "GTI"
  • Un look agressif : Par rapport aux versions de base, la GSi se distingue par des boucliers spécifiques enveloppants peints couleur caisse, une petite lèvre aérodynamique à l'avant, un becquet de hayon noir mat et les fameuses ailes subtilement élargies de la version 3 portes.
  • À bord : On trouve de superbes sièges baquets Recaro d'origine offrant un maintien ferme. Le tableau de bord se veut très complet pour les passionnés et intègre – fait rare pour le gabarit à l'époque – un voltmètre et un manomètre de pression d'huile en plus des compteurs habituels.

Au volant : Sensations pures et train avant rustique
L'essai d'une Corsa A GSi offre un véritable voyage temporel dans le pilotage sans filtre des années 80 :
  • Le tempérament moteur : C'est le gros point fort de l'auto. Grâce à son poids plume de 840 kg, les 100 chevaux se montrent extrêmement vifs. Le bloc 1.6L est souple à bas régime, dispose d'un bon couple et grimpe avec hargne dans les tours, bien épaulé par une boîte de vitesses parfaitement étagée qui permet de dynamiser les relances.
  • Le comportement dynamique : Stable et amusante en ligne droite ou sur revêtement lisse, elle délivre des sensations de vitesse immédiates. Cependant, son train avant se montre assez rustique (composé de bras tirés avec une barre anti-roulis). Sur les routes irrégulières ou bosselées, la suspension s'avère ferme et engendre des rebonds, rendant la motricité précaire et la direction lourde au placement. Elle s'avère moins tranchante et moins incisive qu'une 205 GTI dans le sinueux.
  • Le freinage : Entièrement à l'ancienne (sans ABS). Les disques à l'avant font le travail vu la légèreté de l'auto, mais bloquent facilement les roues lors des freinages d'urgence appuyés.

Fiabilité et points à surveiller en occasion
  • La corrosion (le fléau numéro un) : C'est la maladie principale de la Corsa A. Les passages de roues, la baie de pare-brise, le fond de coffre et les bas de caisse doivent être inspectés rigoureusement.
  • Robustesse mécanique : Le bloc moteur 1.6L d'origine Opel est réputé indestructible si les vidanges et la courroie de distribution sont à jour.
  • Cote actuelle : Longtemps boudée et victime du tuning dans les années 90/2000, la Corsa A GSi est aujourd'hui un youngtimer rare à dénicher en parfait état d'origine. Un bel exemplaire d'époque entièrement préservé se négocie désormais

essai

essai de la opal manta gsi
essai opel
L'Opel Manta GSi (commercialisée de 1986 à 1988) est la version finale qui est venue clore en beauté la très longue carrière de la Manta B. Succédant à la célèbre Manta GT/E, elle incarne le coupé populaire allemand des années 80 : une propulsion à l'ancienne, au look affirmé, bâtie sur une mécanique d'une robustesse légendaire.
Fiche technique et motorisation
Sous son long capot, la GSi conserve le fameux moteur "CIH" à injection électronique :
  • Moteur : 4 cylindres en ligne 2.0 litres (1 979 cm³) à 8 soupapes.
  • Puissance : 110 ch à 5 400 tr/min.
  • Couple : 162 Nm disponible dès 3 400 tr/min.
  • Poids à vide : Environ 1 000 à 1 060 kg selon les carrosseries (Coupé 3 volumes ou CC à hayon).
  • Transmission : Propulsion, boîte de vitesses manuelle à 5 rapports.
  • Performances : 0 à 100 km/h en 10,5 secondes et une vitesse maximale de 190 km/h.

Design et Vie à bord : La panoplie "sport" des eighties
  • Une ligne indémodable : La Manta GSi se reconnaît au premier coup d'œil grâce à ses attributs aérodynamiques spécifiques : des jupes latérales profilées, un spoiler avant enveloppant, des rétroviseurs extérieurs profilés obus de style California et un grand aileron arrière Irmscher surélevé.
  • L'habitacle : Très ancré dans son époque, le tableau de bord rectiligne s'avère un peu austère mais se dote d'une instrumentation sportive ultra-complète à 6 cadrans (compte-tours à zone rouge à 6 000 tr/min, velocimètre gradué jusqu'à 220 km/h, voltmètre, pression d'huile, jauge à carburant et température d'eau). La pièce maîtresse reste les splendides sièges baquets Recaro d'origine (souvent soulignés de liserés rouges), qui offrent un maintien parfait et une position de conduite très basse.

Au volant : Le plaisir simple de la propulsion
L'essai d'une Manta GSi délivre une expérience de conduite typiquement analogique :
  • Le tempérament moteur : Ce bloc 2.0L n'est pas un monstre de puissance pure, mais il fait preuve d'une excellente souplesse à bas régime. Le moteur se réveille pleinement au-delà de 3 500 tr/min dans une sonorité rauque et authentique. Sa réputation de robustesse n'est pas usurpée : c'est un bloc en fonte quasi indestructible.
  • Le comportement dynamique : C'est une authentique propulsion. La direction (non assistée d'origine) s'allège dès les premiers mètres et se montre très informative. Bien que l'auto soit équipée d'un essieu arrière rigide, son guidage reste rigoureux sur route plane. La Manta GSi se balance d'un virage à l'autre avec agilité, affichant un équilibre sain et un tempérament joueur si l'on provoque le train arrière sur revêtement humide.
  • Le confort : Le typage est ferme mais le coupé reste parfaitement utilisable au quotidien ou pour de longs trajets de Grand Tourisme. La boîte à 5 rapports s'avère douce, bien qu'étagée un peu longue pour abaisser la consommation d'époque (moyenne d'environ 8,3 L/100 km).

Points à surveiller et budget en occasion
  • La corrosion : Comme pour toutes les Manta B, la rouille est l'ennemi numéro un. Inspectez en priorité les longerons avant (souvent perforés), les entourages de phares, les bas de caisse et les fixations du cric.
  • Entretien : La distribution se fait par une chaîne robuste, rendant l'entretien basique et peu onéreux. L'injection Bosch L-Jetronic est fiable mais peut nécessiter un nettoyage des injecteurs après une longue immobilisation.
  • Cote actuelle : Longtemps boudée et associée à une image de "voiture de tuning de province" en Allemagne, la Manta GSi a regagné ses lettres de noblesse en youngtimer. Un bel exemplaire d'origine, sain et sans modification majeure, se négocie aujourd'hui entre 11 000 € et 16 000 €

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