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Fiat - Rally-Legend Réunion

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Essai de la fiat 131 Racing.
La Fiat 131 Abarth Groupe 2 est une déclinaison de course extrêmement pointue et plus rare que la célèbre version de rallye. Si l'essentiel de l'épopée officielle de la marque en Championnat du Monde des Rallyes (WRC) s'est écrit sous la réglementation du Groupe 4 (235 ch à injection), les versions Groupe 2 et Groupe 4 préparées par Abarth partageaient la même base d'homologation : la Stradale civile produite à 400 exemplaires.
En configuration Groupe 2, la 131 Abarth était principalement dédiée aux compétitions sur circuit (comme le Championnat d'Europe des Voitures de Tourisme - ETCC) ou à des épreuves routières spécifiques.
Fiche technique et spécificités mécaniques
La réglementation du Groupe 2 imposait de conserver la culasse et le bloc d'origine, mais permettait une préparation poussée des pièces internes et de la carburation :
  • Moteur : 4 cylindres en ligne "Lampredi" double arbre à cames, 2,0 litres (1 995 cm³) et culasse spécifique à 16 soupapes développée par Abarth.
  • Alimentation : Contrairement aux Groupe 4 d'usine à injection mécanique Kugelfischer, les Groupe 2 faisaient généralement confiance à une batterie de deux gros carburateurs Weber double corps (de 45 ou 48 mm), offrant un grondement d'admission exceptionnel.
  • Puissance : Selon la préparation de l'époque, elle développait entre 200 et 220 ch perchés au-delà de 7 500 tr/min (contre 140 ch pour la version de route Stradale).
  • Poids à vide : Dépouillée à l'extrême, elle affichait un poids plume d'environ 930 à 950 kg.
  • Transmission : Propulsion rigoureuse avec une boîte de vitesses à 5 rapports (souvent à crabots) et un différentiel autobloquant Abarth.

Au volant : L'école de la propulsion à l'ancienne
L'essai d'une authentique Fiat 131 Abarth de compétition plonge immédiatement le pilote dans une ambiance "rétro-racing" radicale :
  • Le tempérament moteur : Sous les 4 000 tr/min, le moteur hoquette et ratatouille en raison de la taille des carburateurs et des arbres à cames très pointus. Passé ce seuil, le 2.0L explose. Le moteur grimpe dans les tours avec une fureur métallique incroyable dans une ambiance sonore assourdissante.
  • Le train arrière indépendant : C’est la grande force de la 131 Abarth par rapport à une 131 Racing ou classique. Pour l'Abarth, l'usine a remplacé le pont rigide d'origine par des roues arrière indépendantes (géométrie dérivée de la Fiat X1/9). En piste, cela donne à l'auto une motricité stupéfiante pour l'époque et des dérives très progressives, faciles à caler à l'accélérateur.
  • Précision du train avant : Grâce aux extensions d'ailes en fibre de verre signées Bertone, la voiture dispose de voies très larges. Le train avant mord la corde sans faiblir, servi par une direction directe dénuée de toute assistance.

Marché et authenticité
Décrocher un essai ou faire l'acquisition d'une authentique 131 Abarth Groupe 2 ou 4 historique est aujourd'hui un privilège rare. Sur le marché de la collection, les prix des versions Stradale de route dépassent désormais les 150 000 € à 200 000 €. Les authentiques versions de compétition munies d'un passeport technique d'époque ou d'un historique en course grimpent bien plus haut. De fait, le marché regorge de répliques construites sur des bases de 131 deux portes standards (souvent motorisées par le 2.0L 8 soupapes des Fiat 131 Racing), qui offrent déjà d'excellentes sensations en rallye historique (VHC).

essai

essai de la fiat 500 abarth.
essai fiat 500 abarth
La Fiat 500 Abarth (déclinée ensuite sous les appellations 595 et 695) est l’archétype de la bombinette de poche : une petite citadine exubérante transformée par le Scorpion pour offrir des sensations disproportionnées à son gabarit.
Fiche technique et motorisation
Sous le capot se trouve l'incontournable 4 cylindres en ligne turbocompressé :
  • Moteur : 1.4 L T-Jet (avec turbo IHI ou Garrett selon les versions).
  • Puissance : De 135 ch (version originelle de 2008) à 165 ch (Turismo) et jusqu'à 180 ch (Competizione / Esseesse).
  • Couple : De 206 Nm à 330 Nm selon la cartographie et l'overboost.
  • Poids à vide : Environ 1 035 kg.
  • Transmission : Propulsion avant avec boîte manuelle à 5 rapports (ou boîte robotisée peu appréciée des puristes).
  • Performances : 0 à 100 km/h en 6,7 à 7,9 secondes et une vitesse de pointe de 205 à 220 km/h.

Au volant : Un tempérament entier et bruyant
L'essai d'une Abarth 500/595 ne laisse personne indifférent :
  • La sonorité (le point fort) : Équipée du fameux échappement Record Monza à clapets (selon les finitions), elle dégage une voix rauquante, pétaradante et très caractérielle qui fait tourner les têtes à chaque accélération.
  • Le comportement dynamique : Courte, légère et très vive, elle est amusante sur les petites routes sinueuses. En revanche, la position de conduite est un peu "perchée" (le volant ne se règle pas en profondeur), le train avant peut se montrer sous-vireur sur les versions sans autobloquant, et les suspensions (surtout avec les amortisseurs Koni) sont particulièrement fermes.
  • Vie à bord : L'ambiance est néo-rétro et sportive (manomètre de turbo, sièges Sabelt en option), mais l'amortissement raide et le volume sonore élevé sur autoroute fatiguent lors des longs trajets.

Fiabilité et points à surveiller en occasion
  • Distribution et pompe à eau : La courroie de distribution doit être remplacée rigoureusement tous les 5 ans ou 60 000 - 90 000 km, et la pompe à eau mérite une attention particulière.
  • Boîte de vitesses : La commande de la boîte manuelle à 5 rapports se montre parfois accrocheuse, et les boîtes robotisées anciennes sont à inspecter de près.
  • La rouille et les trains roulants : Vérifier l'état des coupelles d'amortisseurs, des triangles et l'absence de corrosion sous la caisse

essai

essai de la fiat 850 coupé S.
essai fiat 850 coupé
La Fiat 850 Coupé (et sa redoutable évolution 850 Sport Coupé lancée en 1968) incarne la quintessence du "petit jouet" italien des années 1960. Avec son architecture à moteur arrière, elle offre l'illusion (et la légèreté) d'une micro-porsche ou d'une petite berlinette de course à prix populaire.
Fiche technique (Fiat 850 Sport Coupé - Série 2 / 1968)
  • Moteur : 4 cylindres en ligne longitudinal arrière (culasse en aluminium).
  • Cylindrée : 903 cm³ (contre 843 cm³ sur la toute première version de 1965).
  • Puissance : 52 ch à 6 500 tr/min (pour 47 ch sur le premier coupé 843 cm³).
  • Couple : 65 Nm à 4 000 tr/min.
  • Poids à vide : 750 kg (environ 670–700 kg sur la première génération).
  • Transmission : Propulsion, boîte manuelle à 4 rapports.
  • Performances : 0 à 100 km/h en 17,5 secondes et une vitesse maximale de 149 km/h.

Design et Vie à bord
  • Un coup de crayon signé Fiat Centro Stile : Le coupé se distingue nettement de la berline grâce à son pavillon abaissé, son pare-brise plus incliné et surtout son arrière fastback très élégant. La version "Sport" de 1968 se reconnaît immédiatement à ses quatre phares ronds à l'avant et ses feux arrière élargis.
  • L'habitacle : Compact et charmant, il reçoit un grand compte-tours et un tachymètre séparés face au conducteur, des sièges enveloppants et un petit volant vertical. L'espace à l'arrière reste symbolique (idéal pour des enfants ou des bagages d'appoint), tandis que le vrai coffre à bagages se situe... à l'avant.

Au volant : La sensation "karting" des sixties
L'essai d'une Fiat 850 Sport Coupé rappelle qu'il n'est pas nécessaire de rouler à 250 km/h pour s'amuser :
  • Le moteur : Petit mais volontaire, le 903 cm³ adore grimper dans les tours dans une sonorité métallique et enthousiaste. Il faut jouer du levier de vitesse pour maintenir la mécanique dans sa bonne plage de régime, la boîte à 4 rapports se montrant précise et courte.
  • Comportement routier : Grâce à sa légèreté (750 kg) et à sa direction directe, la voiture se balance d'un virage à l'autre avec une grande aisance sur les petites routes de campagne. Le moteur en porte-à-faux arrière confère une motricité correcte, mais demande un peu de doigté si l'on élève le rythme sur chaussée glissante (l'avant ayant tendance à s'alléger).
  • Freinage : L'arrivée de série des freins à disque à l'avant sur la version Sport améliore nettement la sécurité par rapport au premier modèle à quatre tambours.

Points à surveiller en occasion
  • La rouille (l'ennemi public numéro un) : Comme pour la majorité des Fiat de cette époque, les bas de caisse, les planchers, le bas des ailes et le pourtour des phares sont des nids à corrosion avancée. Une caisse saine est le critère d'achat primordial.
  • La surchauffe moteur : Le refroidissement du moteur à l'arrière requiert un circuit en parfait état (radiateur avant, purge rigoureuse) pour éviter les joints de culasse par temps chaud.
  • Cote actuelle : Devenue rare et très attachante pour les rassemblements de collectionneurs, une 850 Sport Coupé en état correct à moyen se négocie généralement entre 5 000 et 8 000 € (à restaurer), tandis qu'un exemplaire magnifique et roulant s'échange entre 10 000 et 15 000 €.
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